04 · Power Apps
Microsoft Power Platform

Power Apps — des applis sans (presque) coder

L'outil pour bâtir des écrans de saisie : formulaires, listes, boutons. C'est ici que vit le projet phare du stage — les routes d'inspection.

En bref

Power Apps te laisse construire une application d'entreprise par glisser-déposer, branchée sur une source de données (SharePoint, Dataverse…). Tu assembles des écrans et des contrôles, et tu décris leur comportement avec des formules Power Fx qui ressemblent à Excel.

Dans l'offre : « informatiser et déployer des routes d'inspection ». C'est l'archétype du projet Power Apps : remplacer une feuille papier par une appli sur tablette.

🔗 Analogie dev

Power Apps = construire un CRUD (Create-Read-Update-Delete) sans écrire de React. Tu connais le travail : un écran liste les enregistrements, un écran formulaire en crée/édite un, un bouton sauvegarde. Ici, au lieu de coder useState + onSubmit + fetch, tu déposes une galerie et un formulaire, et tu les lies à ta source. La source de données joue le rôle de ton backend Supabase.

Deux types d'applications

Canvas appModel-driven app
Point de départUne toile vide : tu places tout, pixel par pixelLes données (Dataverse) : l'UI est générée automatiquement
Contrôle visuelTotal (design sur mesure)Limité (mise en page standardisée)
Idéal pourAppli ciblée, mobile/tablette (ex. inspection)Gros processus métier avec beaucoup de tables
AnalogieTu écris ton UI à la mainUn admin auto-généré type Django Admin / Retool

Pour les routes d'inspection sur tablette, on est presque toujours en canvas app.

Les morceaux d'une canvas app

  • Écrans (screens) : les « pages » de l'appli (accueil, liste, détail, confirmation).
  • Contrôles : boutons, champs texte, listes déroulantes, galeries, formulaires, caméra, signature…
  • Galerie (gallery) : affiche une liste répétée d'enregistrements. C'est ton .map() qui rend une liste de cartes.
  • Formulaire (form) : affiche/édite un enregistrement et le sauvegarde.
  • Source de données : SharePoint, Dataverse, Excel, SQL… branchée via un connecteur.

Power Fx : les formules

Le comportement s'exprime en Power Fx, un langage de formules déclaratif inspiré d'Excel. Exemples : la propriété OnSelect d'un bouton peut contenir SubmitForm(FormInspection) ; la propriété Items d'une galerie peut contenir Filter(Inspections, Statut = "À faire").

🔗 Analogie dev

Power Fx est déclaratif et réactif comme une cellule Excel ou un signal : tu écris « cette propriété vaut ce résultat », et ça se recalcule tout seul quand les dépendances changent. Tu ne fais pas setItems(...) impérativement ; tu déclares Items = Filter(...) et le moteur s'occupe du rendu. Très proche de l'esprit « state dérivé » que tu connais en React.

📖 Vocabulaire clé
  • Power Fx : le langage de formules (style Excel) de Power Apps.
  • Délégation (delegation) : faire exécuter un filtre/tri par la source plutôt qu'en local. Crucial pour la performance sur gros volumes (voir piège).
  • Collection : une table en mémoire, locale à l'appli. Un state local temporaire.
  • Variable : Set() (globale) ou UpdateContext() (écran). Comme un useState global vs local.
  • Connecteur : le pont vers la source de données (voir Power Automate).
⚠️ Piège — la délégation

C'est le piège n°1 de Power Apps. Sur une grosse source, certaines fonctions ne sont pas « déléguables » : l'appli ne traite alors que les ~500 ou 2000 premières lignes et fausse silencieusement tes résultats. Power Apps t'avertit d'un petit triangle bleu. Règle de survie : filtre côté source quand c'est possible, et méfie-toi des gros volumes.

Où Power Apps s'arrête

Power Apps est parfait pour des applis internes de saisie et de processus. Ce n'est pas fait pour une app grand public, un design ultra-personnalisé, des animations complexes, ou des millions d'utilisateurs. Pour ça, on revient au « vrai » dev — mais ce n'est pas le besoin du stage.

🏭 Au stage chez Kruger — les routes d'inspection

Le scénario complet que tu pourrais livrer :

  1. Un opérateur ouvre la Power App sur une tablette, choisit sa route.
  2. Une galerie liste les points à vérifier ; il saisit ses relevés, prend une photo si besoin.
  3. À la sauvegarde, les données partent dans SharePoint/Dataverse.
  4. Un flux Power Automate détecte une anomalie → alerte la maintenance.
  5. Un rapport Power BI montre le taux de conformité par usine.

Ce seul scénario combine les 4 outils du stage. C'est le fil à comprendre.

🎯 Pour aller plus loin (gratuit)